| Édition du mardi 7 septembre 2010 |
Économie                  Éducation                   Environnement                  Politique                  Société                  Transports                 
+prendre contact avec l'annonceur : cliquer sur la pub !
Événements dans les Deux Rives...
AUTRES RUBRIQUES
RSS
ACTU :
Selon le site internet, lesindiscrets.com, le même qui avait publié l’information sur les supposées infidélités de (...)
Répondre catégoriquement à toutes ces questions (et bien d’autres…) semble prématuré. Pourtant un constat provisoire peut (...)
L’ancien collège aura décidément tout vécu : à l’abandon, ouvert à tout vent, l’établissement a été vandalisé maintes fois. (...)
RSS
Depuis deux ans, la Ville de Versailles a lancé de nombreux projets d’aménagements et de réhabilitation urbains. Pour (...)
Anaïs Colin est une jeune artiste-peintre au début d’une carrière prometteuse avec une sensibilité particulière au (...)
Sur le bureau la page. Sur le bureau la page blanche. Des heures sans un mot, sans rien. Du mal à écrire, oui il (...)
RSS
Déjà ce dernier week-end, on pouvait observer des triellois qui reconnaissaient le parcours... Pour ceux et celles (...)
Il y à 15 jours déjà, à la course d’endurance par équipe à Achères, pour la 1ère manche du chalenge départementale des (...)
Cette compétition, tant attendue pour les judokas, s’est déroulée les 10 et 11 avril au Cosec Neruda aux Mureaux. Près (...)
RSS
Le STIF : qu’est-ce que c’est ? Le Syndicat des Transport d’Ile-de-France, connu sous l’acronyme STIF, organise, (...)
Un projet éco-urbain qui s’articule autour d’une « centralité sur mesure » ! Ville « coupée en deux », ville sans espace (...)
Le manga à l’honneur ! Cette année, le Salon du Livre jeunesse et du Manga de Carrières rendra hommage au manga, cette (...)
RSS
Un violent cyclone vient de s’abattre sur la région sud est de Madagascar. Le bilan est désastreux : au samedi 20 mars (...)
D’Amérique du Sud, d’Europe, d’Océanie ou d’ailleurs, de jeunes étrangers viennent en France grâce à l’association CEI - (...)
Rien n’est épargné, il y a des collectionneurs pour TOUT (marcophilie, flammes, buvards, couvercles de camembert, (...)
RSS
En fait, cette situation est due à l’incompétence de la municipalité couplée à des tromperies orchestrées par cette (...)
Difficile de faire le tri entre le risque réel et les scandales relayés par les médias et tout ceci amène le (...)
A ce stade, il nous semble important de faire le point sur les démarches entreprises et sur l’avancement de ce (...)
RSS
L’imbroglio juridico-politique de la « décharge de Vaux » fait débat. La dernière sortie du maire de Vaux, Julien Crespo, (...)
Aujourd’hui plus d’un milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable. Si rien ne change la moitié des habitants (...)
La désinformation de la part de la mairie (voir Triel info) qui fait suite à l’absence de concertation de la (...)
RSS
Voici une recette simplissime et délicieuse. Avis à celles (surtout ceux) qui ne savent même pas faire griller un (...)
Premier symptôme : acné du nourrisson ?! Sept 2007 – Tout a commencé avec la naissance de ma seconde fille en août et (...)
Les Macarons de Saint-Emilion Ingrédients, pour 18 macarons : 150 g d’amandes en poudre, 175 g de sucre, 3 (...)
 
Histoire d’eau
Une réunion publique a eu lieu le 15 avril. (Photo DR)
Un roman traditionnel chinois a pour titre « Au bord de l’eau », ses milliers de pages n’ont pas du être faciles à écrire. A Triel-sur-Seine, c’est aménager 345 m de bords de Seine qui n’est pas facile. Pourquoi ? Projet inadapté ? Inutile ? Embellissement coûteux ? Entreprise hasardeuse ? Voir non écologique ? Communication maladroite ?
Article publié le 20 avril 2010
PAR Claude Barouh  |  

Répondre catégoriquement à toutes ces questions (et bien d’autres…) semble prématuré. Pourtant un constat provisoire peut être fait depuis la réunion d’information qui s’est tenue « in situ » le 15 avril à 18 h 30 devant un parterre attentif d’élus municipaux, de responsables du chantier et de quelques habitants curieux de la « chose écologique », en voisin ou en protestataires.

JPG - 319.7 ko
M. Mancel, maire de Triel, explique les tenants et aboutissants du projet devant un public attentif.

Tout a commencé par la parution d’un entretien avec Jean-Yves Six, premier adjoint au maire délégué à l’urbanisme et au développement durable, paru dans le numéro de novembre-décembre 2009 de Triel-Info, le journal de la municipalité.

Tout a commencé à ce moment là ? Bien sûr que non. Un premier schéma du projet avait été présenté discrètement lors d’une exposition publique en novembre.

Cette information d’une opération capitale pour « valoriser, protéger notre patrimoine » n’est communiquée à la population que quand tout est bouclé, décidé, financé et que les travaux vont commencer. Effet d’aubaine d’une subvention providentielle ? Volonté d’aménager les bords de Seine ? Souci de rajeunir un lieu bien dégradé ? Toujours est-il que quelques habitants se soucient de l’avenir du paysage, et du bien fondé de l’opération qui semble improvisée.

C’est quoi une roselière ?

La roselière est une formation végétale typique des zones humides et des bords de l’eau formée par une végétation haute et luxuriante où dominent les roseaux, graminée imposante qui plie et ne rompt pas. Avec d’autres plantes adaptées à la présence et à la variation de l’eau ils ont le pied dans la vase et les tiges, feuilles et fleurs dans le vent. Si elles sont rassemblées en densité importante et sur de grandes surfaces, ces plantes constituent une entité homogène qui colonise toutes sortes de zones humides et marécageuses. Elles ceinturent les berges des étangs et des gravières, mais aussi les bordures de rivières et les estuaires. Pour ces zones humides, la roselière est un habitat original, une grande source de vie située à la frontière de la vie aquatique et de la vie terrestre. Quand toutes les conditions écologiques favorables sont réunies, la roselière accueille une flore et une faune diversifiée.

JPG - 380.6 ko
Emplacement d’une future roselière.

Après de nombreuses lettres, articles, protestations, recherches d’information etc. le Maire, M Joël Mancel, reçoit fin décembre, en présence de son premier adjoint, une délégation de Triellois qui apprend entre autre que ce projet date de plusieurs années et qu’il nécessitera l’abattage de tous les arbres existants. Ce projet est écologique, se fera comme prévu (sauf modification pour les pêcheurs), coûtera peu à la commune et débutera début janvier… Circulez, il n’y a rien à voir ! Ambiance…

C’est méconnaître l’opiniâtreté des interlocuteurs car suite à une intervention publique, à de nombreuses lettres de protestations et quelques articles dans la presse locale, certaines promesses sont arrachées : report du démarrage du chantier, sauvetage de quelques arbres et tenue d’une réunion publique d’information.

Les promesses n’engageant que ceux qui les ont prises pour argent comptant, la réalité les rattrape rapidement : pas de réunion d’information, démarrage du chantier et abattage des arbres sans préavis, malgré les protestations et les arguments avancés. La communication dans ce dossier est calamiteuse, mais rien n’est perdu : il faut bien que les travaux se fassent, que les engins cheminent sur les berges qui seront remises à neuf. La « vox populi » n’est pas bafouée, elle est simplement ignorée et ce n’est qu’après de nouvelles protestations écrites et quelques interventions personnelles hasardeuses que la réunion demandée a lieu.

Simple visite de chantier, argumentation synthétiquement « technocratique », animée par une intervention passionnée à la mémoire des arbres… Trop tardive pour les arbres, « cette fausse réunion posthume pour parler des arbres sacrifiés » aura eu quand même un côté positif car d’abord elle a eu lieu (merci pour l’information chichement distribuée) ensuite elle a permis d’apprécier les explications écologiques des experts (ingénieurs, chefs d’entreprises etc.) et aussi de constater que les prémisses d’une future promenade « au centre de talus » se dessinaient. Plus de pierres, de béton, de déchets. Place à un paysage reconstitué « au naturel », plantation de nouveaux arbres (arbustes ?), alternance de plages de gravier etc. Incidemment, et c’est un signe, on apprend que dans la précipitation à couper les arbres gênants, un « de trop » a été sacrifié qui devait subsister. Bien sûr il y aura des roselières... une mosaïque de milieux aquatiques... de nouveaux cheminements... le maintien des berges sera assuré… la lutte contre l’érosion testée...

Au milieu de toute cette description technique, un moment d’émotion s’est produit. En effet, photos à l’appui et malgré les ricanements étouffés, Mme Raymonde Ulh a demandé une minute de silence car les arbres comme tout être vivant méritent notre respect.

Enfin il faut admettre que la plupart des présents ont visité le chantier avec intérêt et même si certains ont semblé accepter les arguments avancés d’autres ressentiront encore longtemps cette amertume que laissent les actes définitivement inutiles surtout qu’ils auraient pu être évités. Selon le Petit Robert, page 59, l’amertume c’est « un sentiment durable (comme le développement !) de tristesse mêlée de rancœur, lié à une humiliation, une déception, une injustice du sort. »

+ sur le sujet : Les berges de la Seine
La quasi-totalité des beaux arbres, qui consolidaient la rive de la Seine à Triel, a été abattue début février. Alors que les pelleteuses sont en train de dessiner le futur profil de la berge réduite à l’état de friche, on ne peut s’empêcher de se poser la question : comment un tel ce désastre a-t-il pu être ordonné. Comment a-t-on pu en arriver à abattre des arbres sains qui assuraient parfaitement leur (...)
- Publié le 2 avril par Raymonde Uhl
Vu à la télévision, à une heure de grande écoute : une association écologique régionale critiquant une municipalité (qui s’est pourtant lancé dans un processus d’Agenda 21) pour son inaction en matière environnemental et son absence de soutien financier. Cela se passait sur France 3, aux actualités régionales. Voilà un événement rarissime à signaler. Témoignages et (...)
- Publié le 3 mars par Lionel Wastl
Sur cette affaire de l’aménagement des berges, la rédaction donne la parole à un triellois qui souhaite s’exprimer... ce dossier jette le discrédit sur la méthode de concertation de la maire de Triel-sur-Seine. (NB : ce point de vue ne reflète pas le point de vue des Nouvelles des Deux Rives ; d’ailleurs, nous avons toujours laissé M. le Maire une place importante pour s’exprimer ici sur le site des (...)
- Publié le 17 février par Sirieux
La mairie en conflit avec des habitants de la rive gauche. Mais à qui appartient la route du bord de Seine, côté rive gauche ? A la ville, comme l’affirme la municipalité ? Aux habitants, comme le revendiquent certains propriétaires ? La question n’est pas secondaire à la veille du chantier du Port autonome (...)
- Publié le 6 janvier par Lionel Wastl
Les berges de la Seine occupent dans le paysage Triellois une place prépondérante. Rive gauche, rive droite, en deçà ou au-delà du pont, il est agréable de se promener sur l’emprise de l’ancien chemin de halage. Or une zone de 345 m, située entre la rue Trousseline et la rue Saint-Vincent s’est détériorée sous l’effet des crues et des vagues des « gros porteurs ». Réaménagement paysagé, opportunité de (...)
- Publié le 22 décembre 2009 par Raymonde UHL
Peut-on parler d’aménagement lorsque tout commence par un massacre ? Que l’on s’apprête à défigurer le paysage et l’amputer d’un de ses éléments qui en fait le charme, abrite les oiseaux et apporte de l’ombre aux promeneurs ?
- Publié le 27 novembre 2009 par Raymonde UHL
Les promenades des berges de la Seine sont devenues une honte pour notre ville de Triel. Jugez par vous-même.
- Publié le 10 septembre 2009 par François Darcq
Mouettes, canards, cygnes, oies cendrées et bernache du Canada ont été rejoints par les ragondins. Ils attendent tous avec impatience les morceaux de pain jetés par les promeneurs.
- Publié le 1er janvier 2009 par Lionel Wastl
22 avril 21:47,
par sphinx
Histoire d’eau
Histoire d’arbres Peu de triellois à cette réunion. Mme Raymonde Uhl ne méritait certainement pas les ricanements méprisants d’une partie des élus triellois,lorsqu’elle demanda le silence. Ses convictions sincères l’honorent. Abattus, tronçonnés, malades ou gênants suivant les versions, ces arbres faisaient partie de notre patrimoine. Il restera certes beaucoup d’amertume devant tant de gâchis, et pour ma part , d’inquiétude quant à la capacité de nos élus à traiter les problèmes environnementaux au cœur même de notre ville.
Les Nouvelles des Deux Rives, 2010, Tous droits réservés. Publié depuis 2001. Contactez-nous pour nous informer d'éventuelles erreurs