Le Syndicat des Transport d’Ile-de-France, connu sous l’acronyme STIF, organise, coordonne et finance les transports publics de voyageurs en Île-de-France.
De la fixation des tarifs jusqu’aux achats de nouveaux TER en passant par la construction d’une nouvelle ligne, le STIF est le grand manitou des transports en commun francilien.
Depuis 2005, principe de décentralisation oblige, le Conseil régional y est largement majoritaire. Le STIF est présidé par Jean-Paul Huchon.
Dans le cadre d’un programme de rénovation de vingt gares franciliennes, le STIF va rénover les deux gares situées sur la commune d’Andrésy (gares SNCF d’Andrésy et de Maurecourt), ainsi que, sur la même ligne SNCF, les gares de Mery et de La Frette.
Suite à une enquête clientèle effectuée en 2007, le STIF a en effet décidé d’améliorer plus régulièrement les « espaces de circulation et d’attente des voyageurs » : les usagers (pardon : les « clients ») désirent plus de sécurité et des conditions d’attente plus confortables. La rénovation des vingt gares en question a pour objectif « d’améliorer le confort, le sentiment de sûreté, la facilité des parcours » et d’investir pour améliorer l’intermodalité (entre les différents moyens de transports).
870 000 € pour deux équipements publics andrésiens !
Voilà un investissement hors taxes de plus de 20 milliards d’€, financé à part égale par le STIF et le Conseil régional. Les travaux pour la gare de Maurecourt sont estimés à 400 000 €, et à 470 000 € pour Andrésy. En définitive, le STIF et la Région (de gauche) offrent près de 900 000 € à une mairie de droite. Comme quoi…
Il est à noter aussi que le Conseil général des Yvelines (dont M. Ribault est l’un des éminents membres exécutifs) ne participe pas à ce programme d’amélioration des transports en commun, alors qu’il le pourrait…
Pour la gare de Maurecourt, il est prévu une réfection du souterrain, le remplacement des abris existants sur les quais, une amélioration globale de l’éclairage, des bandes d’éveil pour les mal voyants et un développement de la signalétique (notamment des totems).
Parmi les 20 gares concernées par ce programme de rénovation, les deux gares andrésiennes figurent parmi les plus modestes, en terme de fréquentation.
C’est même Andrésy qui est la plus petite de toutes avec 780 voyageurs journaliers. Puis arrive juste avant, la gare de Méry (820 voyageurs) et celle de Maurecourt avec 950 entrants/jour. Cette dernière irrigue en effet le quartier dense des Charvaux, alors que les habitants du sud de la ville se partagent entre la gare d’Andrésy et celle de Poissy (via les bus).
Enfin annoncé officiellement à la population, lors du conseil municipal du 2 avril, le maire adjoint aux Transports, Robert Bellemin, a – volontairement ou pas – passé sous silence la participation financière de 50 % du conseil régional de gauche en déclarant que le « STIF assurera l’essentiel du financement ».
La SNCF : l’autre grande gagnante de l’opération
Outre la municipalité d’Andrésy, la SNCF est la grande gagnante de cette opération : les travaux se déroulent en effet sur les terrains de la SNCF et de Réseau Ferré de France (RFF) sans que ceux-ci ne sortent un centime d’euro de leur poche.
La SNCF fait très fort : elle est maître d’ouvrage, maître d’œuvre, elle se fait rémunérer pour ses missions (c’est-à-dire qu’elle est payée pour faire des travaux) et ne débourse rien pour, au final, voir son patrimoine renforcé.
En bref, la SNCF applique fort bien l’un de ses slogans : « le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous »…
Démarrage des travaux : fin 2010.
Délibération du STIF :
Projet de délibération du Conseil régional d’Ile-de-France :
http://cr.iledefrance.fr/docs/base/CP_09-1210.pdf
Source : Conseil Régional Ile-de-France, CP 09-1210, avril 2009





