La pièce : tous les coups sont permis
Sur un échiquier géant les pièces noires et les pièces blanches s’apprêtent à jouer une sanglante partie d’échecs ! Ici tous les coups sont permis pour ne pas se retrouver étendu dan al boite du JOUEUR... Une galerie de protraits très drôles, une comédie ludique qui dénonce les absurdités de la raison d’Etat et la guerre...
Pour le metteur en scène, Jean-Jacques Flamar, le choix de la pièce s’explique par un thème classique, qui est pamphlet contre la guerre. Viincent Dheygre, l’auteur de la pièce qui sera présent à Triel le samedi soir, a écrit une pièce ludique avec un rythme effréné. La décoration et la scénographie donnent le ton d’une pièce contemporaine.
La Compagnie du Boulevard, en résidence au théâtre de Gleizé, vient nous rendre une visite suite à un échange « culturel » entre les Comédiens de la Tour et les acteurs-amateurs de la troupe de Jean-Jacques Flamar.
Qui est Flamar ?
Jean-Jacques Flamar est né à Saigon (Sud Viêt-Nam) en 1951. Il est comédien et metteur en scène. Il est le fondateur de « La Compagnie du Boulevard ».
Il commence son approche du théâtre en 1967 dans la troupe paroissiale de son village d’enfance à Thurins (69) où il jouera plusieurs pièces. Mais surtout, il se forme à la mise en scène et monte de grandes fresques dédiées au théâtre en plein air ; fresques dont il co-signe l’adaptation et sur lesquelles il dirige de très nombreux figurants (L’Arlésienne d’après A. Daudet, Les deux orphelines d’après Eugène Corman, Le Bossu d’après P. Feval, La Porteuse de pain d’après Xavier de Montépin, Notre-Dame de Paris et Les Misérables d’après V. Hugo, La fille du Puisatier d’après M. Pagnol).
Il déménage à Villefranche sur Saône où, au sein d’une école primaire, il monte une troupe de théâtre composée de parents d’élèves qui deviendra, en 1986, la « Compagnie du Boulevard ».
Au sein de cette compagnie, il met en scène plusieurs pièces dites de boulevard : J’y suis j’y reste de Raymond Vincy et Jean Valmy, Je veux voir Mioussov de Valentin Kataïev, Les enfants d’Édouard de Marc-Gilbert Sauvajon, Ces dames aux chapeaux verts de Albert Acremant, Fleur de cactus de Gredy et Barillet, Lorsque l’enfant paraît de André Roussin, Treize à table de Marc-Gilbert Sauvajon, La perruche et le poulet de Robert Thomas, Le Chinois de Jean Des Marchenelles, Je viendrai comme un voleur de Georges de Tervagne, La nuit du 16 Janvier d’Ayn Rand, La salle à manger de A.R. Gurney.
Parallèlement, il joue dans d’autres compagnies, comme le Théâtre de la Parenthèse au sein duquel il joue Jeu de massacre d’Eugène Ionesco, La Cerisaie d’Anton Tchékhov, Les Précieuses Ridicules de Molière, Yvonne, Princesse de Bourgogne de Witold Gombrowicz, L’Amour médecin de Molière et Cinq Nô modernes de Yukio Mishima.
Depuis 2001, il a modifié son répertoire de travail, délaissant le théâtre de boulevard pour se consacrer à des pièces d’auteurs plus contemporains et qui privilégient les personnages à l’action, comme La Nuit de Valognes de Eric-Emmanuel Schmitt et L’Atelier de Jean-Claude Grumberg.
Pour la saison 2008-2009, il monte Le roi est mort de Vincent Dheygre avec la Compagnie du Boulevard et Emballage Perdu de Vera Feyder en collaboration avec la Compagnie Maudits Maringouins.



