La quasi-totalité des beaux arbres, qui consolidaient la rive de la Seine à Triel, a été abattue début février.
Alors que les pelleteuses sont en train de dessiner le futur profil de la berge réduite à l’état de friche, on ne peut s’empêcher de se poser la question : comment un tel ce désastre a-t-il pu être ordonné. Comment a-t-on pu en arriver à abattre des arbres sains qui assuraient parfaitement leur rôle de consolidation de la rive ?
Nous avons officiellement demandé à Monsieur le Maire de réagir à cet article... Et nous attendons sa réponse pour la publier.
En fait, cette situation est due à l’incompétence de la municipalité couplée à des tromperies orchestrées par cette même municipalité et caractérisant bien la gestion de la commune. Il est vrai que nous vivons à une époque où la falsification est devenue une seconde nature.
Examinons les faits
Réunion post-hume
Aujourd’hui le maire a changé d’avis sur la réunion publique. Elle aura lieu le jeudi 15 avril à 18 h 30.
Pourquoi faire : cette réunion n’a pas le pouvoir de ressusciter ces pauvres arbres morts, a-t-elle encore une raison d’être ? Elle aurait peut-être pu empêcher le massacre avant, mais à quoi bon, après ? Le paysage va être défiguré pour de nombreuses années.
À moins que quelque mystérieuse raison ne justifie le paradoxe d’un déboisement « dans le respect de l’écosystème » ?
À moins aussi que le choix de l’horaire de cette réunion -18h30, jeudi 15 avril sur les lieux mêmes du « crime » - n’ait été sciemment retenu pour que les personnes qui travaillent ne puissent pas s’y rendre. Ce qui signifierait qu’il s’agit d’une fausse réunion, posthume, pour parler des arbres sacrifiés : un enterrement en quelque sorte…
Raymonde Uhl
Le 17 décembre 2009 à la fin du conseil municipal M. Yves Six, pour justifier l’abattage, s’en lave les mains en déclarant : «
Je n’y connais rien, je me fie aux spécialistes ».
Les « spécialistes en question » sont le SMSO (Syndicat mixte d’aménagement de la Seine et de l’Oise) et le bureau d’études SINBIO. Le premier a choisi de faire réaliser les études par SINBIO, société qui se définit ainsi : « SINBIO est un bureau d’études techniques en environnement, spécialisé dans les domaines des eaux superficielles et des milieux naturels. »
Pour répondre aux besoins des collectivités, des services administratifs et des sociétés privées, SINBIO privilégie des techniques innovantes et respectueuses des écosystèmes, spécialisée dans l’aménagement et la restauration des cours d’eau.
La société SINBIO écrit : « …ces dernières décennies, l’intérêt des diverses ressources apportées par les rivières et leurs végétations rivulaires (ripisylve) s’est considérablement réduit et les travaux d’entretien ont été délaissés.
Face à ces situations et compte tenu des nombreuses fonctions assurées par la végétation des berges (rôle paysager, équilibre biologique de la rivière, stabilisation des berges, filtre naturel, etc…), il est nécessaire d’engager des actions de gestion. »
Nous voila donc en plein paradoxe : les arbres qui étaient en place et assuraient les « nombreuses fonctions » citées ci-dessus, ont été abattus au nom d’une « technique respectueuse des écosystèmes » ?
Et M. Six devant le conseil municipal du 11 février cette fois-ci d’expliquer tranquillement que les arbres « gênaient les travaux » ! Plus question de spécialistes !
Je voudrais que M. le Maire, qui a doublement failli dans cette affaire, s’explique devant les Triellois sur cette apparente bavure et qu’il organise enfin la réunion publique promise et jamais réalisée… (NDLR : ce texte a été proposé avant le conseil municipal du 25 mars 2010).
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