Avec une présentation classique, « budget 2010 solidaire et dynamique » Le Conseil général a voté le 26 mars le budget primitif 2010. Cette année, malgré un contexte économique particulièrement difficile, le Conseil général entend maintenir sa politique de solidarité, de développement et d’innovation au profit des Yvelinois. Il se traduit par une hausse de la fiscalité de 14,8%... en raison d’une hausse importante des dépenses obligatoires en matière sociale (RSA, APA, PCH, RMI).
Les Socialistes des Yvelines ne sont pas d’accord et l’ont fait savoir. A l’issue d’une intervention de Jean Louis BARTH, élu socialiste siégeant à la commission des finances, les élus socialistes se sont prononcés contre ce budget 2010. Parmi les raisons invoquées, on peut citer :
recours brutal à la fiscalité (+ de 14.8%) pour financer l’explosion des dépenses sociales (RMI, RSA, APA et PCH) non compensées par l’État à hauteur de 99 millions d’euros. La suppression de la taxe professionnelle transfère la charge de la fiscalité locale des entreprises aux ménages. Pour financer les dépenses sociales, le Conseil général augmente l’impôt désormais supporté par les seuls ménages.
baisse importante de la politique contractuelle : si les dispositifs règlementaires demeurent inchangés, l’ensemble des aides aux communes voient leurs taux et plafonds de subvention fortement baisser et compromettent par là même la réalisation de projets par les communes (logement, patrimoine, sports, culture, environnement…)
Cependant, la majorité (UMP) du Département des Yvelines dispose de plusieurs atouts : une capacité d’emprunt intacte et le taux de fiscalité le plus bas d’Ile-de-France et des départements de plus de 1 million d’habitants.
Surtout, cette dernière est toujours aux commandes à la tête de l’exécutif... qui met en œuvre une fiscalité et son budget 2010.



