Dans votre édition numéro 91 de février-mars 2010, vous publiez un article relatif à la base de loisirs de Val de Seine 78 et je tiens, tout d’abord, à vous remercier de la présentation que en vous faites dans vos premières lignes.
S’agissant, en revanche, du futur centre nautique régional, votre propos appelle de ma part un certain nombre d’observations.
Contrairement à ce que vous affirmez, le budget de cette opération est disponible en totalité et sera engagé en 2010 et 2011. Seuls les crédits d’études pré-opérationnelles, indispensables à un projet de ce type, ont été utilisés à ce jour.
Information erronée
D’autre part, vous indiquez qu’avec la création du centre nautique régional, « la B.N.O. rejoindrait alors la base de loisirs ». Cette information est erronée. Rien ne sera changé dans le statut de la BNO. D’ailleurs, celle-ci est déjà –et depuis toujours- intégrée à la base de loisirs. Elle est implantée sur l’étang de la Grosse Pierre, propriété du domaine public régional gérée par le Syndicat mixte de Val de Seine 78 et le Syndicat accorde à la B.N.O le droit de pratiquer ses activités dans le cadre d’une convention d’autorisation d’occupation du domaine public, pour être très précis.
Par ailleurs, vous vous interrogez –et vous interrogez vos lecteurs par la même occasion- sur le caractère « indispensable » du futur centre nautique régional. Bien entendu, rien n’est jamais indispensable et on peut très bien ne rien faire plutôt que d’entreprendre, choisir l’immobilisme plutôt que l’action et le développement.
Un projet utile, ambitieux et opportun
Les élus de Val de Seine 78 ont considéré que la création d’un centre nautique régional de qualité permettant la pratique et le développement de ces activités au profit de tous était un projet utile, ambitieux et opportun.
Ils ont été soutenus en cela par la Région Île-de-France, propriétaire de la base et financeur des investissements, par la Ligue d’Île-de-France de Voile, premier partenaire, et par la B.N.O elle-même, qui a vu dans ce projet une occasion exceptionnelle de se développer, mais aussi de s’installer dans des équipements de qualité et conformes aux normes.
L’intérêt général comme priorité
Est-il nécessaire de rappeler qu’à ce jour, la B.N.O vit dans une structure dont la Commission Communale de Sécurité de Verneuil a jugé qu’elle était non-conforme à la réglementation applicable aux « ERP », c’est-à-dire aux Établissements Recevant du Public !
De même que la presse est libre de porter des appréciations ou des jugements d’opportunité sur l’action des pouvoirs publics, les administrateurs de Val de Seine 78, élus démocratiquement, sont libres de conduire la politique de développement de la base de loisirs conformément aux objectifs qu’ils se sont fixés, avec l’intérêt général comme priorité.
S’agissant enfin de la réhabilitation du chemin de halage, celle-ci n’a pas été possible pour l’instant faute de financements régionaux. Mais la base de loisirs, avec ses ressources propres et ses équipes, a néanmoins réussi à améliorer le chemin existant sur plus de ses deux tiers, de l’extrémité ouest en limite des Mureaux jusqu’à la pointe est de l’étang de la Grosse Pierre.
Le dernier tronçon, au nord de l’étang du Gallardon, nécessite la mise en œuvre de moyens techniques lourds dont ne disposent pas les services de la base et fera l’objet d’un traitement approprié plus tard.
Ces précisions étant apportées, je voudrais ajouter que vous auriez été bien inspiré, dans la perspective de parution de votre article, de prendre contact avec les responsables de Val de Seine 78, ce qui vous aurait évité les approximations qui motivent ma lettre.
Au regard des valeurs que vous affichez quant à la raison d’être et à la vocation de votre journal, valeurs que je partage en totalité, il me serait agréable que vous acceptiez de publier la présente dans une prochaine édition, non comme un « droit de réponse », mais comme une contribution.


