Marie-Hélène Lopez-Jollivet (PS), maire de Vernouillet et présidente actuelle du syndicat intercommunale d’Eau et d’assainissement de Verneuil-Vernouillet (S.I.E.A.V.V.), a souligné les enjeux de cette extension : sanitaires, environnementaux et économique. Devant un parterre d’officiels - dont MM. Député Pierre Cardo (UMP) et le Conseiller général Philippe Tautou (UMP) - et des personnes impliquées forcément dans ce projet.

Avec le soutien financier de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, cette extension, qui a duré un an, démontre le savoir-faire français : le procédé géofiltration est savamment utilisé ici : il utilise le pouvoir filtrant et purifiant des sols. La méthode écologique combine le pompage d’eau souterraine et la réalimentaiton artificielle de la nappe phréatique. La circulation de l’eau dans des milieux successivement sous-oxygénés du sous-sol et oxygénés des bassins permet d’abaisser les teneurs en composés indésirables : nitrates de l’usage intensive agricole, ammoniaqe... En somme, la Nature fait le boulot des grands de la production d’eau.
Avec une capacité de huit forages, qui pompent l’eau à 40 mètres de profondeur, la production de l’eau passe de 5.000 m3/jour à 9.500 m3/jour. Ainsi, on anticipe la croissance démographique de deux villes concernées. Les trois sources connues et utilisées sont la Seine, l’étang Gallardon et les ruissellement des cotes de la Seine (Rive Gauche). Cela dit, la source naturelle n’est pas inépuisable et il faut savoir économiser l’eau. Le prix de sortie de l’eau se situe à 1,5 €/L.
Une architecture osée démontre que le développement durable est adopté par l’industrie de production d’eau. Sans bétonnage autour des six filtres de « démanganisation catalytique » (une filtration sur sable et polarité permet l’élimination du manganèse), on ne soupçonne pas la présence d’une usine de traitement d’eau.
Enfin, le financement est ainsi décomposé :
Lyonnaise des eaux = 1260 000 euros
Un subvention et un prêt de l’Agence de l’Eau Seine Normandie = 750.000 euros
La prochaine étape est de s’attaquer au taux de calcaire... avec une autre extension et d’autres discours politiques.



