Face à une demande qualifiée « d’intérêt général », on minimise la menace que représente le transport aérien sur l’environnement et la santé. Pourtant les nuisances aériennes sont réelles, elles portent préjudice au cadre de vie, à l’environnement, à la santé, à la sécurité des populations dites « survolées » pour parler de nos cantons. Le bruit est un véritable problème de santé publique, la pollution de l’air avec l’oxyde d’azote accentue les maladies respiratoires et enfin le risque d’accident n’est pas négligeable. L’autorité de contrôle en charge de ces nuisances (ACNUSA) a pourtant édicté de véritables mesures d’amélioration qu’ADP et la DGAC, peu soucieuses du respect de la population et de leur santé, rechignent à mettre en œuvre. C’est tout le sens du combat mené par des associations comme le CIRENA (Collectif inter-associatifs du refus des nuisances aériennes) dont « Bien vivre à l’Hautil » est membre fondateur : faire appliquer les mesures préconisées, comme le relèvement des planchers et trajectoires, visant à réduire les nuisances. (source : ACNUSA)
On le constate sur tous ces exemples, des entreprises publiques ou privées transgressent la loi et font peu de cas de la santé des populations et de l’environnement. Quand la santé publique est en jeu on ne devrait pas transiger, il faut appliquer scrupuleusement la loi et user du principe de précaution qui force à agir avant même qu’un risque soit avéré. Agir avec précaution n’implique pas de « tout interdire » mais de prendre toutes les précautions nécessaires afin d’éviter tout risque. Aujourd’hui l’information circule plus facilement, il appartient à chacun d’entre nous d’être vigilant, d’influer sur les choix collectifs et enfin de sensibiliser ceux qui nous entourent. Le politique ne peut plus ignorer les risques sanitaires et il est illusoire d’espérer une santé publique durable sans protection de l’environnement tant le lien entre santé et environnement semble évident. Cela passe par plus de recherche (pour mieux cerner les risques), plus de prévention et certainement plus de sévérité envers les pollueurs sans scrupules.


