Des associations dans l’action
Pissefontaine mon village et Bien Vivre à l’Hautil ont rencontré J. P. Pioget de l’Agence des Espaces Ver ts (Région Ile de France) et M. H. Lopez-Jollivet, Conseillère Générale du Canton. A l’ordre du jour trois sujets brûlants : le projet de charte forestière pour le massif de l’Hautil, la tentative vente à un particulier du bois de la Barbanerie (une chasse privée sur la commune d’Andrézy !) et les projets communaux concernant la « Plaine de Chanteloup » (du béton, encore du béton !).
Nous (*) avons pu exposer et argumenter notre proposition de charte forestière pour le massif de l’Hautil à M. Pioget après lui avoir remis plusieurs documents émanant de notre association (**). D’une façon générale il nous a semblé très attentif à nos propos mais nous a laissé entendre que l’AEV, de par son statut, ne pouvait être moteur dans ce projet de charte. M. Pioget a évoqué la réunion du 25 mai organisée par la mairie de Triel au sujet de l’Hautil et de la Plaine et qui avait réuni le département des Yvelines, la région Ile-de-France et plusieurs maires concernés. L’idée générale serait plutôt de laisser l’Hautil espace naturel et de ne pas favoriser quelque aménagement que ce soit à part la réhabilitation de quelques chemins et encore après consultation de la DIREN (Direction Régionale de l’Environnement).
Concernant les Bois de la Barbannerie il nous a été confirmé la promesse faite il y a quelques semaines suite à notre lettre de protestation contre l’éventuelle vente des Bois à un particulier et que nous avions envoyée à M. Huchon. A savoir que l’AEV demandera le rachat des Bois afin de le transformer en Espace naturel Sensible. Ce classement s’accompagnerait d’une délégation du droit de préemption à l’Agence des Espaces Verts. Il faut rappeler et cela nous a été confirmé que ces Bois appartiennent à l’Etat qui souhaite s’en débarrasser pour renflouer ses caisses. La Région n’a pas d’autres projets pour l’Hautil mis à part la protection des coteaux et cultures côté Val d’Oise. A ce propos les participants regrettent que le département des Yvelines se désintéresse de l’environnement. M. Pioget rappelle que la protection de l’environnement n’est pas dans les prérogatives des Conseils Généraux. La seconde partie de la réunion a été consacrée à la « Plaine de Chanteloup » qui fait l’objet de multiples projets industriels et résidentiels. Recadrés dans le SCOT (schéma de cohérence territoriale) puis dans le projet d’intercommunalité (syndicat du SIEP), l’ensemble des projets communaux visent à urbaniser (industrie et ZAC) la majorité de la Plaine ce qui est inacceptable pour l’AEV. Côté industrie c’est Peugeot qui est très demandeur, dans les couloirs on a même baptisé la Plaine PEUGEOT-LAND. M.-H. Lopez-Jolivet propose à M. Pioget de lui envoyer l’étude du SIEP qui tient sur deux cdrom.
Etude du CAUE 78 et Charte forestière
L’AEV a de son côté lancé une étude avec l’aide du CAUE 78 (Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement) pour proposer des périmètres de la Plaine à protéger afin de préserver un espace naturel ainsi que certains paysages remarquables. M. Pioget nous a permis de consulter l’étude (très intéressante) qui n’est pas encore finalisée et nous a remis quelques cartes extraites de cette étude. Il a exprimé son étonnement quant aux projets d’urbanisation lancés par M. Cardo à Chanteloup. Les maisons qui seront construites près de la cité de la Noé seront en vente à plus de 200 000 • et donc bien trop chères pour les habitants des tours et pas assez attractifs pour les autres, compte tenu de la proximité des cités. Les propositions de l’AEV semblent trouver un écho favorable auprès du département et en particulier de M. Cléry qui travaille à la Direction de l’environnement. Par contre les maires, toujours à la recherche de recettes, sont encore réticents. M Pioget garde néanmoins espoir, comme il tente de leur expliquer : « Aujourd’hui on ne peut plus urbaniser sans répondre à la demande de nature des habitants ». M. Pioget évoque aussi un projet de RER (E ou F ?) qui desservirait Chanteloup et Vernouillet (la branche du futur RER E : Mantes via Poissy permettrait de relier les boucles de la Seine au réseau RER suite à l’abandon d’un RER F pour ce secteur).
En résumé on peut dire que pour la Barbannerie le projet est en bonne voie, par contre pour notre proposition de charte l’AEV ne se sent pas très concernée, il nous apparaît plus opportun de solliciter le département à travers M. Cléry et bien entendu le Maire de Triel(***). Enfin, le Conseil Général sera également un relais intéressant (M.-H. Lopez- Jollivet).
Agence des Espaces Verts
Etablissement public dont la création remonte au 2 octobre 1976. Un Conseil d’administration de 24 membres, composé de 17 conseillers régionaux, 3 membres du Conseil Économique et Social Régional, et 4 personnes qualifiées. Ses missions : protéger, aménager et mettre en valeur les espaces naturels d’Île-de- France. Financée par le Conseil Régional d’Île-de-France, l’Agence des Espaces Verts de la Région, participe à l’élaboration de la politique régionale en faveur des espaces verts et la met en œuvre. Elle dispose d’un budget voté par le Conseil Régional lui permettant d’acquérir des espaces naturels afin de les préserver de l’urbanisation. Elle est à cet égard le Conservatoire des Espaces Naturels d’Intérêt Régional.
Que ces espaces naturels soient de grands massifs forestiers ou des zones d’intérêt écologique ; qu’il s’agisse d’espaces agricoles péri-urbains menacés, ou d’espaces verts de proximité des zones urbanisées, de jardins familiaux, de jardins historiques, de berges et d’îles de fleuves, ou encore de liaisons ou de coulées vertes reliant la ville aux grands espaces naturels, une même volonté anime et oriente le programme d’actions de l’agence : la préservation et la restauration du patrimoine naturel de la Région d’Île-de-France, garantes d’un environnement de qualité pour les habitants franciliens. Cette politique est conduite par l’Agence des Espaces Verts en partenariat étroit avec les Départements et les communes de situation.
Les partenariats : Les acquisitions sont réalisées au sein de périmètres préalablement votés par le Conseil Régional. Elles s’effectuent soit à l’amiable, soit en utilisant le droit de préemption au titre de la loi n°85-729 du 18 juillet 1985 sur les Espaces Naturels Sensibles, soit enfin par voie d’expropriation. L’Agence des Espaces Verts conduit également des opérations d’aménagement sur des sites, n’appartenant pas au Conseil Régional d’Île-de-France, mais dont la gestion lui a été confiée ou dont le foncier a été mis à sa disposition dans le cadre de conventions. A la fin de l’année 1999, l’Agence des Espaces Verts intervient sur 47 périmètres d’intervention représentant une surface totale de près de 27.000 hectares. La nature des espaces à protéger, la structure foncière et les objectifs poursuivis conduisent à des rythmes d’acquisition très variables d’un périmètre à l’autre. Actuellement, sur ces 27 000 hectares, 9.700 hectares sont acquis dont 1000 hectares de terres agricoles ainsi que 8.700 hectares aménagés pour la promenade, la détente et la découverte de la nature.
(*) Réunion avec l’Agence des Espaces Verts du 16-6-2004 à l’hôtel de la Région Ile de France , 19, rue Barbet de Jouy 75007 PARIS Etaient présents : Jean-Pierre PIOGET (chargé de mission 78 - 92 à l’AEV) Marie-Hélène LOPEZ-JOLLIVET (Conseillère générale du canton de Triel) Lionel FREJAVILLE (Président Bien Vivre à l’Hautil) Vincent DI SANZO (Secrétaire Bien Vivre à l’Hautil) Frédéric SPANGENBERG (Président Pissefontaine mon Village)
(**) Documentation complète sur demande à la rédaction de NdT (5 euros en couleur) (***) Voir à ce sujet « TRIEL INFO » n° 73 du juillet/août 2004, page 3.


