Ainsi seront évoqués les futurs moyens financiers, la réforme administrative en projet, la redéfinition des compétences des collectivités locales et le pouvoir accru de l’Etat centralisateur.
Un contexte général en demi-teinte. Du point de vue économique, la fermeture de l’entreprise Matrax (non reprise c’est devenu une friche industrielle) ainsi que les incertitudes qui planent sur le secteur automobile ont pesé sur les habitants. Le milieu associatif voit, dans la restriction des compétences des collectivités territoriales, une menace de diminution de ses ressources qui pourra avoir des conséquences dramatiques. En effet il ne leur sera plus possible d’aider les secteurs sportifs, culturels ou sociaux (emplois tremplin). Fondés pour la plupart sur des financements croisés (commune, département, région…) avec tous les problèmes de justice et d’équité qui s’enchaîneront. Du point de vue politique, la maire de Vernouillet s’inquiète des effets que le frein à l’autonomie financière des communes aura sur sa municipalité. En fait, une des conséquences sera de rendre les communes plus dépendantes. Moins maître des financements, les élus resteront responsables de leur budget devant ceux qui les élisent. Elle souhaite que les projets de réformes en cours soient revus et que les principes de la décentralisation restent la règle.
Projets pour 2010… et après.
A priori le fait d’avoir rejoint l’Opération d’Intérêt National (OIN Seine-Aval) est tout bénéfice pour Vernouillet puisque le projet de transfert du centre commercial a reçu son soutien le 8 janvier. C’est une surface de 22 000 m² qui s’étendra le long de la Seine. Axé sur le bien-être, les loisirs et l’équipement de la personne, il répondra aux exigences environnementales actuelles (énergie, traitement de l’eau, toitures végétalisées etc. Financé par un groupe d’investisseurs privés, ce projet de transfert du centre actuel, sera au dire de Mme Jollivet créateur d’environ 700 emplois (comprenant les 120 actuellement existants). D’un coût estimé à hauteur de 200 millions d’euros, il représente une opportunité de développement à la fois pour les deux communes sur lesquelles il s’étendra (2/3 Vernouillet, 1/3 Triel). Autres projets de réaménagements : la zone de la Grosse Pierre où les bâtiments du centre commercial actuel ne seront pas démolis mais reconvertis avec peut-être l’installation d’une enseigne de bricolage. Comme annoncé le 5 janvier dernier à la cérémonie des vœux, l’habitat devient en 2010 une priorité avec près de 256 logements prévus. Mixité et parcours résidentiel devraient caractériser l’ensemble de ce mouvement bâtisseur. Mais, comme les termes « développement durable » ou « HQE » (haute qualité environnementale) nous nous trouvons devant des concepts flous qui demandent explication (voir encadrés).
de mixité sociale.
(diversité de l’habitat)
Une mixité limitée. La ville de Vernouillet s’étant construite depuis les bords de Seine vers les hauteurs, la qualité de l’habitat demandait un rééquilibrage. Exemple : la ZAC des Sentes, sur les hauteurs de la ville, sera composée de maisons individuelles et d’un « petit » habitat collectif social de 37 appartements. Mais, afin de « reconquérir l’espace vers la Seine, une « redynamisation du cœur de ville » est envisagée pour soutenir le commerce de proximité ainsi que la construction d’un groupe de 38 appartements en location ou accession sociale... Autre projet de 105 logements créés dans les anciens bâtiments du lycée Van Gogh. Encore une volonté de mixité par l’accession sociale de certains logements.... Mais n’est-on pas en face d’un effet d’apparence, un « saupoudrage » qui a des limites car le quartier du Parc restera occupé par ses mêmes 3500 habitants.
Vers une réhabilitation nécessaire. Le quartier du Parc va entrer dans une zone de turbulences qui conduira ce « Grand ensemble » jadis symbole d’une modernité flamboyante vers une réhabilitation que le manque d’entretien et la vétusté des logements rendaient urgente. Effet d’annonce, promesse ou engagement ? Toujours est-il que la maire nous a déclaré que l’étude d’urbanisme qui est engagée par le propriétaire a pour objectif une réhabilitation afin « d’améliorer la qualité de vie des habitants sans augmenter les loyers ».
Un parcours résidentiel possible. Fidèle à son idée de « fidéliser » sa population, il semble que Mme Lopez-Jollivet va s’en donner les moyens à petites touches par la réalisation de 256 logements à court terme, chiffre qui, malgré son apparence, est un programme ambitieux. Mais compte tenu de l’évolution du marché, de l’essor démographique et de l’offre de logements des communes environnantes et au delà, sera-t-il possible de parcourir le chemin qui conduit le locataire au statut de propriétaire en passant par la case primo-accédant et en évitant celle de la perte d’emploi ?
La semaine du 18 au 25 septembre 2010 promet d’être animée à Vernouillet. Pensez-donc : un ballon sera à l’horizon ! Une montgolfière, une vraie ! Avec plein d’évènements joyeux autour. Cette énorme fête, cette manifestation culturelle grandiose rappellera aux habitants du XXIe siècle qu’il y a 140 ans un ballon libre quitta Paris assiégé pour livrer du courrier en province. La providence le fit atterrir à Vernouillet ! En pleine guerre.
Le contenu de la fête tient en deux volets : un grand spectacle de reconstitution historique et des animations durant toute la semaine. Les retombées pour la ville et ses habitants seront considérables et si le monde associatif est sollicité dans son ensemble et sa complémentarité, chaque habitant grand ou petit, amoureux de sa ville se sentira partie prenante dans cette partie de plaisir. Durant une semaine chacun pourra confirmer l’attrait jamais démenti que les Journées du Patrimoine exercent sur les habitants du Vernouillet d’aujourd’hui pour le Vernouillet de jadis.
Contacts : animation@mairie-vernouillet.fr



