Depuis décembre le torchon brûle entre le maire de Vaux-sur-Seine, Julien Crespo et les opposant à la décharge sous la responsabilité de la société Petit Didier & fils.
D’abord mettons en exergue les faits : Le samedi 5 décembre, les opposants à l’extension de la décharge « Petitdidier » se sont rassemblés à l’entrée du site pour protester contre l’opération de reboisement entreprise par l’entrepreneur et la municipalité pour justifier son extension à 25 hectares dans le bois de Fort Vache. Des politiques étaient également présents dont le maire de Boisemont, Jean Claude Wanner, et le député des Yvelines Pierre Cardo.
Le 12 janvier, c’est le huissier du tribunal de Pontoise qui a ordonné ce constat contradictoire, est venu voir et prendre acte des faits en présence des représentants des associations et de l’entreprise Petitdidier, chacun accompagné de son avocat comme il se doit.
Maintenant le journal municipal (Vaux Magazine N° 42 - hiver 2010, page 13, rubrique Environnement (extait en pdf)) comporte un article intitulé « Une réhabilitation en marche » présentant la « cérémonie » de plantation d’un seul arbuste s’étant déroulée le 5 décembre 2009 sur le site de la décharge Petitdidier et Fils dans les bois de Fort Vache (forêt de l’Hautil) à Vaux sur Seine (accès par la D17).
Dans une lettre du 28 janvier 2010, Pierre Cardo, Député de la 7e circonscription des Yvelines, a réagit fermément et demandé un droit de réponse à l’information présentée par le maire de Vaux, Julien Crespo. "D’une part, comme vous ne pouvez l’ignorer, bien que député du secteur, je n’ai pas été convié à la plantation du 5 décembre. J’en ai été informé par des associations et des citoyens qui m’ont convié, le même jour à me rendre devant l’entrée du site où je me suis effectivement rendu. De toutes les façons, je n’aurais pu y pénétrer, un contrôle des invitations étant effectué à l’entrée. D’autre part, je me suis également rendu dans le secteur pour constater le problème posé par l’ouverture d’un fontis situé, sur une route, à quelques dizaines de mètres de l’entrée du site. Or, je constate que votre publication ne fait état ni de cette manifestation, ni du fontis. Enfin, je ne peux qu’être particulièrement préoccupé par les projets de la dite société et notamment celui qui consiste à ouvrir, sur une surface de 25 ha, un Centre d’Enfouissement Technique pour déchets inertes et par la circulation massive, sur les voiries départementales, de centaines de camions, venant déverser divers matériaux sur ce site et ce de façon, visiblement, non (ou peu) contrôlée, comme en témoigne la présence de matériaux qui n’entre visiblement pas dans la catégorie des déchets inertes comme les responsables de la société ont pu le reconnaître.« »Je vous demande par conséquent, avant toute autre démarche de ma part, de publier, dans la prochaine édition de votre publication et de façon visible, un article rectificatif précisant que : « Contrairement à une information publiée page 13 de l’édition de janvier de Vaux Magazine, le député n’a pas assisté à la plantation, par la société Petitdidier, de 8000 arbres, n’ayant pas été convié et que le député, très préoccupé par la préservation de notre environnement et des espaces protégés, ne peut être qu’opposé à la transformation du Massif de l’Hautil en Centre d’Enfouissement Technique de catégorie III. » Cette même insertion devra également figurer sur le site internet de votre commune."
Il est vraiment temps que la Mairie de Vaux sur Seine se reprenne et réfléchisse sérieusement (en se faisant aider par les autorités compétentes, dont le préfet) aux multiples conséquences de cette expérience malheureuse consistant à laisser un opérateur de décharge rehausser le niveau du sol de plusieurs mètres de hauteur dans une zone naturelle espace boisé classé (jusqu’à 6 mètres par endroit pour l’instant selon constat d’huissier) et à rajouter 5 à 10 tonnes de déchets sur chaque mètre carré de terrain.
Sommes-nous en présence à la fois d’un désastre écologique ? Certains membres du collectif l’affirment et surtout les opposants à la politique de « reforestation » du maire de Vaux-sur-Seine soulignent l’impact à court terme : fortes nuisances (rotations incessantes de camions de fort tonnage) et d’un risque de catastrophe pour la population de Vaux et des communes avoisinantes. Cela nécessite que chacun des membres du conseil municipal de Vaux prenne ses responsabilités et se prononce en son âme et conscience sur cette affaire qui n’a que trop durée et qui ne semble bénéficier qu’a un opérateur privé au détriment de la population. Nous avons contacté Marc Bresciani, l’opposant au maire et conseiller municipal (soutenu par l’UMP à la dernière campagne municipale) qui a expliqué la méthode « Crespo » : « Il a toujours fonctionné comme cela... c’est le Far West ici sans foi ni loi ! »
En tout cas, on attend la réaction de Pierre Cardo, le député qui semble ignorer la portée de cette « machination » journaliste municipale à Vaux-sur-Seine.
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