En 2154, Jake Sully, un ancien US marine en fauteuil roulant, arrive sur la planète Pandora à 5 années-lumière de notre système solaire sur laquelle un puissant groupe industriel exploite un minerai qui permettrait de résoudre le problème des énergies sur Terre. Recruté pour une mission d’infiltration, la compatibilité génétique de Jake avec son frère décédé, lui permet de ‘piloter’ l’avatar de celui-ci, hybride pouvant être dirigé par l’esprit, créé à partir de l’ADN de son frère, et adapté à la vie sur Pandora. Sous sa forme d’avatar, Jake rencontre le peuple des Na’vis et découvre ces habitants de la planète vivant en parfaite osmose avec la nature.
Transcendant * !!
Affiche du film « Avatar » De l’image à la musique, du scénario aux acteurs (Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Stephen Lang), de la réalisation aux effets spéciaux : tout est
transcendant*. Difficile donc de trouver les mots pour exprimer le flot d’émotions qui franchissent nos sens. Les émotions qui entrent par nos yeux : l’explosion des images et la luminescence des couleurs, et celles qui traversent les ondes sur une musique à la fois féérique et tribale de James Horner (Braveheart, Titanic, Troie, Deep Impact…). Enfin, les émotions qui surpassent nos rêves et notre imaginaire menées dans un scénario d’une poésie cristalline et de combats
surréalistes.
Le 3D, un plus certain dans un tel film, où l’on se retrouve vite le corps soudé à notre siège, comme Jake dans son caisson de pilotage et notre esprit en osmose avec son avatar plongeant dans la nature verdoyante et luxuriante à la faune extraordinaire, mais aussi dans son combat de héros...
Même si l’on retrouve de nombreux parallèles avec d’autres films comme les collines en apesanteur de ‘chasseur de dragons’ et la liaison symbiotique ‘reptile volant/pilote’ du film ’ Dinotopia’, Avatar est un hymne à la nature et à la fragilité de l’équilibre de la vie qui n’a aucun précédent… sous la réalisation de James Cameron (Terminator, Aliens, le retour, Abyss, True Lies, Titanic)
De grands thèmes sont abordés et nous laisse matière à méditer en nous ouvrant aux grandes questions de l’humanité. Notamment par l’expression d’une maxime qui fut le principe même de mes études de scientifique « Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme » attribuée à Lavoisier et à laquelle je préfèrerai pour l’occasion la phrase originale d’Anaxagore de Clazomènes « Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau » (cf Wikipédia). Un principe toujours vérifié en chimie, en physique, en biologie mais qui n’a jamais apporté de réponse quant au devenir de la vie après la mort. Une maxime utilisée ici d’une façon poétique, belle et idéaliste qui est intéressante… à voir donc.
Mais on se questionnera aussi sur le besoin de héros, la dangerosité du pouvoir d’un seul homme, la symbiose entre l’esprit et le corps, la crise énergétique, l’optimisme écologique…
Un film à voir et à revoir...en 3D au cinéma C2L Poissy
*transcendant (du latin transcendens ; de transcendere : franchir, surpasser)
Christine BRIQUET – Coach gestion des émotions- certifiée Heartmath - Triel sur Seine - 01.39.27.24.20