Qui mieux qu’une municipalité peut et doit faire respecter la Loi ?
Ce soir du 7 octobre 2008 nous avons assisté à un spectacle, car s’en fut un, dont il reste le goût amère de l’incapacité pour les uns (les municipalités) de faire respecter la Loi et pour les autres (les gens du voyage) de la respecter.
Arguments d’ici contre arguments de là, c’est à une joute oratoire pleine de sous-entendus qui nous a été offerte, à nous, simples citoyens auxquels il est formellement interdit de la transgresser, la dite Loi. Belle leçon de civisme que Pierre Dac aurait appréciée, lui qui a écrit : « C’est ce qui divise les hommes qui multiplie leurs différents » (**).
Vieux routier du problème, l’avocat des « occupants » a parfois marqué des points, il a même faillit obtenir l’avantage devant une assistance bien mal défendue par ceux qui la représentent. Heureusement quelques interventions citoyennes dans l’assistance, fermes mais correctes, ont remis les pendules à l’heure devant ces maires démunis et qui semblent même désavoués par l’État (par la voix du Préfet qui le représente) et qui ne peuvent empêcher l’envahissement de terrains clos, privés et dangereux.
Les centaines de caravanes (2000 personnes !) ont le droit de circuler mais pas de stationner. Bizarre. Ils prennent possession des lieux et les riverains venus clamer leur désarroi après ce que l’on peut appeler des incivilités obtiennent quelques promesses et une réponse : l’« aire de grand passage » de 150 places en projet pour … « après-demain ». Aucune date n’ayant été annoncées rappelons que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Est-elle réellement voulue par la communauté de commune ? Après des années de tergiversations, la « patate chaude » atterrira peut-être quelque part mais quand ? Une carte incertaine a circulé.
Il y a en France des localités qui ont réellement pris le problème des gens du voyage au sérieux et ont obtenu des résultats. Pour y parvenir il faut un consensus politique et un brin d’humanisme que la communauté de communes est sûrement capable de mobiliser.
Un jour prochain nos « voisins provisoires » dont l’itinérance est le mode vie quitteront Triel. Leur destin les conduira vers d’autres « lieux d’accueils » tout aussi peu appropriés que ceux qu’ils occupent actuellement mais qui dit qu’ils ne reviendront pas un jour ici ?
(*) Titre ( !) de la communication faite aux Triellois le 24 septembre 2008, signée du Maire : lire cette communication. (**) Pierre Dac - Les pensées – 1972 - page 45
DOSSIER COMPLET DANS LE PROCHAIN NUMÉRO DES NOUVELLES DES DEUX RIVES A PARAITRE LE 20 OCTOBRE
- Publié le 5 novembre 2009 par Rodrigo Acosta
- Publié le 6 septembre 2009 par Sirieux
- Publié le 7 juin 2009 par la rédaction
- Publié le 25 mai 2009 par la rédaction
- Publié le 22 novembre 2008 par Rodrigo Acosta
- Publié le 26 septembre 2008 par la rédaction
- Publié le 23 septembre 2008 par la rédaction



