Au-delà de sa gourmandise, l’ours n’est-il pas poussé par son instinct vers ces aliments hautement nutritifs et protecteurs ? Les animaux ont toujours beaucoup à nous apprendre et à nous offrir…
La propolis, construire et réparer vos défenses immunitaires.
Comme souvent l’origine grecque des mots en explique le sens intuitif, et une fois de plus, si l’on sait que pro signifie ‘avant’ et polis ‘la cité’, on comprend mieux que la propolis est un matériau de construction pour l’abeille dite ‘maçonne’ qui érige, colmate et répare les fortifications de sa ruche, en particulier ‘avant la cité’ donc l’entrée de la ruche qui est un endroit stratégique très passant.
La propolis est produite à partir des bourgeons et écorces résineuses de certains arbres dont les abeilles butinent la résine afin de la modifier par l’apport de leurs propres sécrétions salivaires.
Si la propolis est utilisée pour diverses atteintes des sphères stomatologique et dermatologique, ce qui nous intéresse en cette période sont ses qualités dans le traitement des affections des voies respiratoires et ORL. La propolis est un atout en prévention des maladies hivernales, rhino-pharyngite, rhinites, sinusites car elle renforce le système immunitaire.
Vous trouverez la propolis sous diverses formes, allant du spray nasal aux gommes à mâcher en passant par les granulés ou en poudre, ou encore associée à d’autres produits de la ruche comme le miel à la propolis !
La gelée royale
‘ménagère’ : à la naissance, l’abeille effectue des travaux de nettoyage des cellules,
‘nourrice’ : à une semaine, elle doit donner la nourriture aux larves.
‘cirière’ : période durant laquelle elle fabrique la cire.
‘maçonne’ : elle construit les cellules et répare la ruche.
‘gardienne’ : elle surveille la ruche.
‘ventileuse’ : elle aère la ruche en battant des ailes.
‘butineuse’ : Après trois semaines, elle va à l’extérieur de la ruche récolter de l’eau, du nectar, du pollen, de la propolis.
La gelée royale est produite par les ‘nourrices’, abeilles ayant en charge de nourrir toutes les larves de la colonie de l’éclosion jusqu’à leur 3ème jour d’existence, elle est le produit de sécrétion du système glandulaire. La gelée royale restera l’aliment des larves destinées à devenir ‘Reines’.
La gelée royale contient entre autres de nombreuses vitamines du groupe B, des minéraux et oligo-éléments comme le calcium, le cuivre, le fer, le magnésium, le potassium et les 8 acides aminés essentiels que notre corps ne peut fabriquer et que nous devons trouver dans notre alimentation.
Même si l’on ne comprend pas encore le mécanisme de fonctionnement de la gelée royale, les expériences menées jusqu’alors s’entendent à dire que cette substance augmente la vitalité en générale, stimule l’activité physique (meilleure oxygénation), psychique (antistress, diminution de l’émotivité et de la dépression) et intellectuelle (meilleures mémoire et capacité d’analyse).
La gelée royale est habituellement présentée sous forme de petits pots en verre de moins de 20g dans sa forme fraîche, ou en capsule ou gélules qui se conservent plus longtemps.
Le pollen
Une abeille peut transporter dans son jabot de 20 à 30 mg de nectar, récolte d’environ 150 fleurs sur un parcours d’1 à 2km. Elle fera environ 25 voyages quotidiens et ramènera 0,5 g de nectar qui donneront 0,1 g de miel. 5 litres de nectar représente un nombre de voyage qui peut varier de 25 000 à 100 000 ; les abeilles d’une ruche produiront ainsi 1 kg de miel en effectuent 1 à 2 tours du monde !!
Il existe des milliers de variétés de pollen que l’on trouve dans les sacs polliniques de l’anthère des fleurs se situant sur la partie terminale de l’étamine, organe mâle de la fleur.
Les abeilles sont parfaitement équipées pour récolter le pollen des fleurs. Grâce à leurs pattes postérieures, elles recueillent la fine poudre et en font de petites pelotes. Une récolte du pollen par l’homme directement sur les fleurs est bien trop complexe, voire impossible, c’est pourquoi les apiculteurs ont déployé une grande ingéniosité dans la fabrication de trappes à pollen afin de récolter une portion du pollen sans nuire à la survie de la colonie.
Le pollen a les mêmes intérêts nutritionnels que la gelée royale, notamment par l’apport en acides aminés, il apporte un effet énergisant au système neuro-psychique, apportant une stimulation de l’humeur et des capacités intellectuelles. On le trouve dans le commerce, en pot, sous sa forme originale, en petites pelotes de diverses couleurs allant du jaune au brun.
Le miel
Le miel est produit par les abeilles ‘mellifiques’ à partir du nectar des fleurs ou de miellat (le miellat est une sécrétion issue des plantes liée à l’excrétion d’insectes suceur de sève comme les pucerons qui donne un miel très foncé… miel de sapin, miel de forêt, miel de chêne). Les abeilles ‘butineuses’ le prélèvent par aspiration avec leur langue et le stocke dans leur jabot en y ajoutant leur propre sécrétion salivaire afin de transformer le saccharose en sucres simples : le glucose et le fructose.
De retour à la ruche, elles régurgitent leur récolte à des abeilles ‘ouvrières’ qui, après plusieurs échanges successifs de jabot à jabot, vont finir la transformation et déposer cette substance dans les alvéoles afin que la dernière transformation, l’évaporation, se produise grâce à la chaleur de la ruche et au travail des ‘ventileuses’. Le miel sera constitué au final d’environ 18% ‘eau et 80% de glucose-fructose.
Selon sa provenance, chaque miel possède des qualités diverses et spécifiques, mais le dénominateur commun du miel est sans doute son action stimulante du cœur et du système de défenses immunitaires. Le miel facilite la digestion et en particulier l’assimilation du calcium et du magnésium. De plus, le miel est moins nocif que le sucre concernant l’apparition des caries. Toute ses spécificités en font un excellent édulcorant pour les enfants, mais aussi pour les grands qui y trouveront un meilleur pouvoir sucrant (on met 1 quart de moins de miel que de sucre blanc ou de canne pour un goût équivalent) et, à poids égal, le miel apporte 1 quart de moins de calories. Pour retrouver le même goût édulcoré, on absorbe donc moitié moins de calories avec le miel qu’avec le sucre !!! Une occasion de se faire plaisir !



