Samedi 14 mars vers midi, devant la Mairie de Triel-sur-Seine, une manifestation a été organisée par les « Amis de Triel », une association ayant pour but la sauvegarde et la tranquillité des riverains des Berges de la Seine notamment à Triel. Il s’agissait d’alerter la population sur la dangerosité du bruit dans les Deux Rives.
Aérodrome, trop petit pour un maximum de bruit
Eh bien, les alerter sur ce qu’ils pourront encourir, si la réunion de La Commission Consultative de l’Environnement de l’aérodrome de Verneuil les Mureaux, qui aura lieu le 23 mars prochain, accepte les projets d’augmentation de trafic : ouvrir le trafic de l’aérodrome, qui n’est pas conçu pour ça, à l’aviation d’affaires et aux ULMs. Ces projets sont émis par le SIVU (Syndicat Intercommunal à Vocation Unique), qui dirige l’aérodrome. Le SIVU est composé de Mr GARAY, Maire des Mureaux, Mr Hiron, Conseiller Municipal aux Mureaux, Mr Tautou, Maire de Verneuil et Mr Dalle, Maire Adjoint à Verneuil. Ce dernier est le président du SIVU et il pratique l’ULM, depuis qu’il n’a plus le droit de voler des avions.
En réalité, deux sujets touchent également la population des Mureaux, de Verneuil et de Triel. Il s’agit de l’autorisation des ULMs sur l’Aérodrome et de la hausse des mouvements aériens sur l’aérodrome, qui pourraient monter à plus de 50.000 par an. Pour information, les mouvements actuels ne sont que de 3 800 par an. Cela va entrainer une hausse de la pollution sonore. Surtout, si comme le disent certaines personnes qui étaient à la manif de Triel : « Les avions ne respectent pas le couloir aérien ! ». Depuis quelques temps, l’Amical des Résidents du Quartier de la Route de Verneuil (ARQRV) aux Mureaux essaye de sensibiliser les habitants ce quartier contre ces risques. Effectivement, selon M. Robert Delerin, membre de ARQRV et responsable du dossier pour cette association, les ULMs posent des risques et remettent en cause un « modus vivendi » entre les riverains et l’Aérodrome. « Triel n’est pas à la table (sic) »
Vers 12h45, le Maire de Triel, Joël Mancel, a reçu onze manifestants afin de les entendre. Ces derniers souhaitaient cette rencontre pour mettre au courant le Maire de la situation de leurs revendications. « Ma position va être difficile à vous livrer car Triel n’est pas à la table (sic) du 23 mars 2009… » s’excuse le maire, Joël Mancel, avant d’ajouter : « Je ne suis pas au courant du dossier et j’attends que vous me fassiez remonter vos revendications ! ». Le Maire a aussi présenté l’argumentaire que les membres du SIVU ont donné et que consiste à dire que l’aérodrome n’a pas un nombre important d’adhérents et que pour le rendre rentable, il faut le développer. C’est pour lui la position officielle des Maires de Verneuil et des Mureaux. Le Maire Joël Mancel allait demander des éclaircissements auprès de M. Dalle, président du SIVU avant la Commission consultative qui devra se prononcer sur le bien fondé de cette augmentation du trafic.
Et pour Jean-Yves Six, le premier adjoint de Mancel, il est impossible de croire, qu’ils (les dirigeants du SIVU) auraient faits ces projets sans penser aux conséquences pour les riverains ! Le Maire de Triel a demandé à la Sous-préfecture de participer (mais il n’aura aucun pouvoir) à la dite Commission. L’ARQRV va participer à cette commission, car cette dernière est composée à 1/3 de pilotes, à 1/3 d’élus et à 1/3 d’associations riverains (comme l’ARQRV). D’ailleurs, sa composition vient d’être renouvelée pour 3 ans !
Une pétition pour deux
Le dimanche 15 mars, l’association « les Amis de Triel » a organisé une pétition contre l’extension de l’aérodrome de Verneuil/Les Mureaux, à la Base de Loisirs du Val de Seine . L’A.R.Q.R.V., présidée par Mr Claude Magnin, a participé à la réussite de cette opération citoyenne.
Beaucoup des visiteurs/promeneurs, qui ont signé la pétition, ont demandé s’il y avait également une pétition contre le projet de circuit de Formule 1 entre Flins et les Mureaux. Cela a énormément surpris les personnes présentes ! Selon les propos de Mr Delerin, encore une fois présent pour l’association ARQRV, il aurait fallu deux tables : Une pour la pétition contre les 50 000 mouvements et une pour une pétition contre le projet de circuit ! Cela montre bien qu’il y a une forte opposition à cette extension et au circuit ! Extrapolation ?
L’aérodrome de Verneuil-les Mureaux est la seule référence à ces villes dans le projet initial du Circuit de Formule 1 présenté par Pierre Bédier, président du Conseil général des Yvelines. A présent, le Conseil général n’a pas signé un chèque en blanc à son président : l’unanimité n’était pas de mise et ce vote ne signifie pas que le projet de Circuit de Formule 1 sera réalisé. Pour Pierre Bédier, la capacité de l’aérodrome des Mureaux (sic, car c’est celle de Verneuil/Les Mureaux) permet l’organisation de navettes héliportées notamment pour la liaison avec les aéroports de Roissy, d’Orly et du Bourget ! Cet argumentaire est totalement fallacieux puisse que l’aérodrome n’est pas équipée pour ça, d’après l’AQRV, qui travaille avec les pilotes depuis plusieurs années ! Indissociable
Une pierre, deux coups
Eh bien, si l’aérodrome passe de 3 800 à 50 000 mouvements par an, elle deviendrait très utile pour le projet de Circuit de F1 Pierre Bédier, Président du Conseil général des Yvelines. C’est indissociable du projet de Formule 1 ! Cela sera alors la seule retombée économique pour les villes de Verneuil et des Mureaux, car toutes activités touristiques, se situeront sur Paris ou Versailles. Le but est de faire le Grand Prix de Paris pas de Flins Les Mureaux !! Coincés entre les 144dB d’un circuit, qui fonctionnera, au moins, entre 240 et 280 jours par an pour être rentable (sinon le contribuable paie la différence), et les 50 000 mouvements aériens (qui rendra l’installation d’isolation phonique dans les maisons obligatoire pour pouvoir les vendre), cela va être sympa de vivre aux bords de Seine !



