Les participants sont partis à 6H30 pour se retrouver à 10H30 sur la place Jean Bart de Dunkerque ou se tenait « Avant Bande ». Les rues étaient déjà envahies par les carnavaleux et les amateurs qui suivaient le cortège des géants du Nord.
les Géants du Nord.
Comme chaque ville du Nord, Dunkerque possède ses géants et le carnaval est pour eux l’occasion de sortir en ville ! Depuis 2000, le Reuze et sa famille défilent à l’avant-bande pour ensuite se fondre dans le décor agité. Reuze est l’un des plus anciens géants. C’est aux environs de l’an 1550 que serait née sa légende. Elle raconte l’histoire d’un méchant guerrier scandinave Allowyn, qui après avoir pillé Mardyck, voulut s’en prendre à Dunkerque. Mais à la descente de son drakkar, il se blessa gravement avec son épée et fut soigné par Saint-Éloi, l’évangélisateur de Dunkerque. Au seuil de ses 100 ans, le protecteur de la ville mourut et la cité en pleurs décida de lui rendre hommage en donnant son apparence à un mannequin d’osier. Au début du XXe siècle, Alfred Dumont, le maire de l’époque attaché aux traditions, fit construire une reuzinne Mietje et célébra en grande pompe le mariage. De cette union naquirent trois enfants, Pietje, Boutje et Miesje, bien protégés par six gardes : Allowyn, Dagobert, Gélon, Goliath, Roland, et Samson. C’est véritablement après la Seconde Guerre mondiale que le Reuze accompagne le carnaval. Il est rejoint au cours de la décennie 90 par sa famille, oubliée pendant une cinquantaine d’années au fond d’un bâtiment.
« que la cohue commence... »
Après un menu local copieux (Carbonnade de boeuf ou Potch’vleesh-frites, pudding), dans une ambiance sympathique et avec la chaleur dont les gens du nord ont le secret, le groupe se dirigea vers le traditionnel parcours de la bande qui devenait de plus en plus dansante au fil des rues. Pendant que les tambours battent le rappel, l’énorme pagaille s’organise. Les masquelours, méconnaissables sous leurs maquillages bariolés, se prennent bras dessus, bras dessous pour former des lignes. Les places du premier rang sont très convoitées car c’est là que l’engagement physique va être le plus complet. En effet, c’est aux premiers rangs qu’appartient le privilège de protéger les musiciens de la foule qui les suit. Au signal du tambour-major situé à l’avant-poste (Co Schlock II), fifres et tambours entament le rigodon d’honneur qui servait de rassemblement aux soldats de l’Empire. La foule compacte saute en cadence, on pousse déjà pour mettre les premières lignes à l’épreuve. Le tambour-major, à la tête d’une soixantaine de musiciens vêtus du ciré et du suroît jaune des pêcheurs, ordonne que cesse le rigodon afin que les fifres reprennent des airs traditionnels de marche connus de tous. Le cortège s’ébranle. Déformée par les poussées soudaines, la cohue des masques avance en chantant, en hurlant plutôt dans les premiers rangs ! Durant quatre heures, la visscherbende déferle sur la ville comme une vague de fond au rythme des chahuts, des arrêts obligés des musiciens et des rendez-vous incontournables. Déformée par les poussées soudaines, la cohue des Masques avance en chantant pour la « Visscherbende ». Cette marrée humaine parcourt la ville jusqu’à la place de l’hôtel de ville ou une foule de badauds et de carnavaleux attendent avec impatience le moment crucial
Des harengs et des homards !!!
Au passage devant l’Hôtel de Ville, cette masse compacte et colorée réclame son dû : une volée de 450 kilos de harengs saurs emballés sous cellophane (appelés aussi kippers) qui n’est pas sans rappeler le départ imminent des pêcheurs pour l’Islande. Du haut du balcon central, les conseils municipaux et Mr le maire « Michel Delebarre » (En effet, son prédécesseur s’appelait Prouvoyeur, et les carnavaleux, au moment du jet de harengs, chantaient en chœur « Prouvoyeur, des kippers (harengs fumés en dunkerquois) ! ». Une fois M. Delebarre élu au poste de maire, les carnavaleux, souhaitant conserver une rime traditionnelle, se sont mis à chanter « Delebarre, des homards ! »). Une telle scène se reproduit six fois. Celui qui a la chance de s’emparer d’un homard (en plastique) peut le rapporter à la mairie où il lui sera remis en échange, un bon pour en obtenir un vrai dans une poissonnerie. En réalité bien peu le font car les carnavaleux préfèrent garder ce trophée pour le montrer à leurs amis… Après quatre heures de fête, les carnavaleux se retrouvent au pied de la statue de Jean Bart pour la célèbre cantate et le rigodon final.
« Le Rigodon final »
Les amicalistes du Nord sont conquis par cette ambiance et l’accueil des carnavaleux, fatigués mais heureux de cette sympatique journée regagnent le car ou après une petite collation, s’assoupissent, les yeux pleins d’images bigarrées et de joyeux refrains
A vous chers lecteurs, rendez-vous l’année prochaine... !
rappel :
AMICALE DE LA REGION
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Verneuil-Triel-Vernouillet
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6 Boulevard André Malraux
78480 VERNEUIL-SUR-SEINE






