Mouettes, canards, cygnes, oies cendrées et bernache du Canada ont été rejoints par les ragondins. Ils attendent tous avec impatience les morceaux de pain jetés par les promeneurs.
En ces glaciales journées hivernales, les animaux se jettent sur le pain distribué par les habitants. Ce sont les palmipèdes qui font le plus bel effet.
Les promeneurs ont tendance à confondre les oies cendrées et les bernaches. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les premières sont moins nombreuses sur nos berges de Seine : leur plumage gris brun ne doit pas être confondu avec celui des bernaches. Ces dernières ont une tête et un cou noir, contrastant avec leur poitrine blanche.
Les bernaches sont issues de l’Europe septentrionale, mais des colonies importantes sont venues s’installer, à l’état sauvage, au Royaume-Uni et au nord de la France.
Mais les promeneurs sont estomaqués d’apercevoir des ragondins parmi les oiseaux, venus chercher aussi leur pitance. Si les adultes sont plutôt dégoûtés par la longue queue de ces gros rongeurs, les enfants sont, eux enthousiasmés. Bon nombre des promeneurs pensent qu’il s’agit de castors ! Ces mammifères ne doivent pas être non plus confondus avec les rats musqués – à la queue ovale.
Les ragondins sont nombreux sur les berges de Seine. A Andrésy, les riverains de l’avenue de Fin d’Oise ont dénombré six ragondins. Un riverain nous explique qu’ils « sont semi apprivoisés et pas farouches pour un sou : ils pénètrent même dans les jardins des maisons du bord de Seine ».
Les ragondins sont une espèce classée parmi les « mammifères nuisibles » : ils n’ont en effet en Europe aucun prédateur, dévore les récoltes et surtout érode les berges des fleuves et rivières en creusant des galeries. Enfin, les ragondins peuvent transmettre des maladies aux êtres humains comme la leptospirose.
+ sur le sujet : Les berges de la Seine
Un roman traditionnel chinois a pour titre « Au bord de l’eau », ses milliers de pages n’ont pas du être faciles à écrire. A Triel-sur-Seine, c’est aménager 345 m de bords de Seine qui n’est pas facile. Pourquoi ? Projet inadapté ? Inutile ? Embellissement coûteux ? Entreprise hasardeuse ? Voir non écologique ? Communication maladroite (...)
- Publié le 20 avril 2010 par Claude Barouh
La quasi-totalité des beaux arbres, qui consolidaient la rive de la Seine à Triel, a été abattue début février. Alors que les pelleteuses sont en train de dessiner le futur profil de la berge réduite à l’état de friche, on ne peut s’empêcher de se poser la question : comment un tel ce désastre a-t-il pu être ordonné. Comment a-t-on pu en arriver à abattre des arbres sains qui assuraient parfaitement leur (...)
- Publié le 2 avril 2010 par Raymonde Uhl
Vu à la télévision, à une heure de grande écoute : une association écologique régionale critiquant une municipalité (qui s’est pourtant lancé dans un processus d’Agenda 21) pour son inaction en matière environnemental et son absence de soutien financier.
Cela se passait sur France 3, aux actualités régionales. Voilà un événement rarissime à signaler.
Témoignages et (...)
- Publié le 3 mars 2010 par Lionel Wastl
Sur cette affaire de l’aménagement des berges, la rédaction donne la parole à un triellois qui souhaite s’exprimer... ce dossier jette le discrédit sur la méthode de concertation de la maire de Triel-sur-Seine.
(NB : ce point de vue ne reflète pas le point de vue des Nouvelles des Deux Rives ; d’ailleurs, nous avons toujours laissé M. le Maire une place importante pour s’exprimer ici sur le site des (...)
- Publié le 17 février 2010 par Sirieux
La mairie en conflit avec des habitants de la rive gauche. Mais à qui appartient la route du bord de Seine, côté rive gauche ? A la ville, comme l’affirme la municipalité ? Aux habitants, comme le revendiquent certains propriétaires ? La question n’est pas secondaire à la veille du chantier du Port autonome (...)
- Publié le 6 janvier 2010 par Lionel Wastl
Les berges de la Seine occupent dans le paysage Triellois une place prépondérante. Rive gauche, rive droite, en deçà ou au-delà du pont, il est agréable de se promener sur l’emprise de l’ancien chemin de halage. Or une zone de 345 m, située entre la rue Trousseline et la rue Saint-Vincent s’est détériorée sous l’effet des crues et des vagues des « gros porteurs ». Réaménagement paysagé, opportunité de (...)
- Publié le 22 décembre 2009 par Raymonde UHL
Peut-on parler d’aménagement lorsque tout commence par un massacre ? Que l’on s’apprête à défigurer le paysage et l’amputer d’un de ses éléments qui en fait le charme, abrite les oiseaux et apporte de l’ombre aux promeneurs ?
- Publié le 27 novembre 2009 par Raymonde UHL
Les promenades des berges de la Seine sont devenues une honte pour notre ville de Triel. Jugez par vous-même.
- Publié le 10 septembre 2009 par François Darcq